Mon livre 03
Encore d'autres passages de mon livre, mais ils restent de simples extraits.
...Quand on parle de musique, on fait forcément allusion à l’éxécution instrumentale ou vocale, les deux essentiellement. Pour notre sujet, nous dirons que depuis l’existence de la vie, chaque ère, chaque période a été suivie de ses instruments spécifiques correspondants à leur temps contemporain. Ainsi donc, pour la musique Arabe avant l’Islam, il existait des instruments bien caractéristiques à la musique de ce temps-là. Avec l’avènement de l’Islam, et au fil du temps, d’autres instruments ont fait leur apparition tout en faisant disparaître certains autres, consi- dérés comme “archaiques” ou démodés. A un certain moment, un musicien a eu l’illustre idée de re-conceptionner, pour ne pas dire inventer, le luth qui avait une forme totalement différente au départ. A titre d’exemple, le manche n’éxistait pas et il se jouait sur les cordes à vide (sans pression des doigts comme le Kanoun aujour- d’hui). Le nom de cet inventeur est ZALZAL (mort en 791), oncle de Ishaq El Mossili, qui, sans réellement le prédire, a été à l’origine d’une invention qui a constitué un élément musical révolutionnaire à l’époque. En effet, ce nouvel instrument, appelé également le Oûd en Arabe, par sa finesse, ses nombreuses notes très expressives et son impact très attractif et très émotif, a commencé d’abord par assurer sa pré- sence dans les conceptions musicales. Puis avec le temps, il devînt maître, qu’il soit en solo ou au sein d’un orchestre... .
...Cependant, l’originalité de cette précision consiste au fait que chaque Nouba des 24 existantes à l’époque représentait une heure précise des vingt quatre de la journée. Ses notes, ses arrangements musicaux et ses rythmes étaient conçus pour correspondre à l’humeur humaine du moment et de la circonstance, et d’après une règle formelle, doit être exécutée à un moment bien déterminé de la journée. N’est-ce pas là une autre opportunité d’admirer la richesse et la saveur de cette musique ? Quel autre genre musical peut se vanter d’avoir une aussi grande science et une aussi intelligente conception ? Il faut noter cependant qu’à présent il ne nous reste que douze (12) Noubas plus ou moins complètes, en plus d’autres incomplètes, et ceci à cause des défaillances de la transmission orale qui ont causé la perte du reste du patrimoine...
...Cependant,les choses ayant considérablement évolué,l’orchestra- tion est aujourd’hui tout-à-fait différente car les positions ont changé,et surtout,aux instruments traditionnels sont venus s’ajouter d’autres,tout nouveaux tels la mando- line,la mandole,la demi mandole,et surtout le piano qui a été,après de longues hési- tations,introduit par Cheikh Larbi au milieu du 20è siècle.A toutes ces “nouvelles recrues”instrumentales sont venus s’ajouter tout récemment la contrebasse et le vio- loncelle, dont l’introduction dans le milieu musical Andalous a été faite par Yahia Ghoul dans son orchestre Nassim El Andalous d’Oran.Le banjo,au même titre que la guitare sèche,est également utilisé de nos jours,mais plus à Alger qu’ailleurs.Quant au violon 4/4,à l’image de l’orchestration au Maroc, il a été non seulement adopté mais aujourd’hui il est très prisé, et son exécutant, surtout s’il sait le manipuler dans “la deuxième position”, est très écouté. Là aussi, l’amour du public Tlemcénien pour cet instrument est dû à la virtuosité de Redouane, suivi de Yahia Ghoul qui ont été les premiers de l’école Tlemcénienne à jouer au violon “à la marocaine”, à savoir la “descente” en deuxième position sur le premier fil de cet instrument accordé en Mi...
...A présent, et afin d’être plus précis au sujet de la composante d’une Nouba, nous allons voir tout cela en détails.
Une Nouba constitue donc une suite de chansons caractérisées par des rythmes successifs, à savoir du plus lent au début, au plus preste à la fin. Chacune de ces chansons exprime un poème lyrique très riche, avec des techniques musicales très profondes et très significatives. Pour voir cela de plus prés, en voici les différentes parties, qu’elles soient instrumentales, vocales ou les deux en même temps, qui se suivent (à noter que les points suivants sont obligatoirement successifs, leurs positions ne peuvent donc être inversées) :...
...C’est une sorte de harmonie instrumentale, un prélude sans rythme, dont l’utilité est de tester les accords de chacun des instruments opéra- tionnels, et dont voici la liste (celle-ci se limite à ma modeste connaissance, les spécialistes ajouterons celles que j’ai omis de citer, s’il en existe ) : METCHALIA RAML MAYA (utilisée pour la Nouba nommée mais aussi pour les Noubas H’sine,Rasd,Ghribet El H’sine et Ghrib ). METCHALIA ZIDANE (utilisée pour la Nouba nommée) METCHALIA SIKA (utilisée pour la Nouba nommée). METCHALIA MEZMOUM (utilisée pour la Nouba nommée). METCHALIA MAYA (utilisée pour la Nouba nommée). METCHALIA RAML AACHIYA (utilisée pour la Nouba nommée). METCHALIA DIL (utlilsée aussi pour la Nouba Rasd Dil ). METCHALIA KEBIRA ( utilisée en prélude à la Touchia Kebira). METCHALIA MEDJENBA (utilisée pour la Nouba nommée)... .

